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JOURNÉE INTERNATIONALE POUR L’ÉLIMINATION DES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES


VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : UN COMBAT A POURSUIVRE



A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ce vendredi 25 novembre 2022, plusieurs actions sont menées partout en France pour combattre ce fléau. Cette journée a été créée en 1999 par l’Organisation des Nations Unies.

Des marches solidaires aux colloques institutionnels, les évènements se multiplient dans un contexte où la parole des femmes tend à se libérer.


En France, l’actualité à plusieurs égards démontre encore la difficulté de concilier la prise en compte de la parole de la victime et le respect de la présomption d’innocence, notamment dans le cadre d’affaires réputées privées puisque produites dans la sphère familiale. La considération de la parole de la victime pose toujours débat. Alors que chaque étape dans la dénonciation des faits est un traumatisme pour la victime. C’est pourquoi les dispositifs de protection des victimes doivent être renforcés.

Un effort est mené sur la formation des agents d’accueil des commissariats de police, et parfois le dispositif d’accueil est renforcé par un accompagnement ciblé réalisé par une association de victimes dès le dépôt de plainte.

Beaucoup d’efforts restent à faire pour une meilleure prise en charge des victimes de violence particulièrement au plan conjugal.

Les mesures judiciaires ont aussi évolué depuis plusieurs années, notamment par le biais des ordonnances de protection, procédure qui permet d’interdire à un conjoint violent d’approcher sa victime. Le bracelet anti-rapprochement (BAR), qui alerte la victime et les forces de l’ordre de la proximité du conjoint violent est un dispositif en plein développement. L’accompagnement psychologique dédié pour les auteurs de violences conjugales dans les établissements pénitentiaires est en phase d’expérimentation.

Si la lutte contre les violences conjugales est devenue une priorité pour les pouvoirs publics, ce fléau reste un phénomène de société qui révèle un mal profond. 114 féminicides par compagnon ou ex ont été décomptés en France en 2021 et 102 au 23 novembre 2022.

Le milieu associatif revendique davantage de cohérence dans la protection des victimes et le sort des familles, plus de moyens pour une prise en charge accélérée et efficace et une application des sanctions prévues par les textes législatifs, depuis 2019 (retrait partiel ou total de l’exercice de l’autorité parentale), ainsi que la création de juridictions spécialisées, comme en Espagne, où les résultats sont encourageants.


Les associations d’aide aux victimes sont présentes sur l’ensemble du territoire national et travaillent en partenariat avec les services de l’État autour d’un numéro unique le 3919, accessible 24/24 et 7 jours/7. Des spécialistes sont à l’écoute et peuvent apporter une aide pratique (hébergement), juridique et psychologique.

L’éducation est certainement un point clé dans l’évolution des mentalités.


L’Association des Femmes Chrétiennes encourage les initiatives visant à éduquer les enfants et les jeunes gens aux valeurs de respect, d’équité et de maîtrise de soi.

Nous considérons que cet apport éducatif est essentiel pour voir une évolution significative dans les années à venir.

Ce travail éducatif concerne les garçons pour ce qui est du respect des filles et des femmes mais il concerne aussi les filles. Elles doivent être éduquées à réaliser, quel que soit leur contexte familial et religieux, qu’elles ne méritent en aucun cas d’être violentées. La sensibilisation des femmes à discerner les premiers signes de violence et reconnaître les différents types de violence (physique, verbale, psychologique, sexuelle, économique, administrative) demeure indispensable.


L’établissement des faits est effectivement préalable à toute suite, certes, mais déceler, écouter et aider, c’est la première réponse à apporter face à toute personne qui expose son problème, telle est la démarche de l’AFC qui accompagne les femmes dans leurs épreuves quotidiennes, et celles qui sont victimes de violence y trouvent écoute, soutien et relèvement.

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